SYRAK. La « maladie du djihadiste » fait des ravages

Celle que certains appellent la «maladie djihadiste» avait commencé inexorablement à affliger les territoires capturés par Daech, faisant pourrir ses victimes de l’intérieur, à commencer par leurs visages. Des messages sur la mystérieuse «maladie djihadiste» qui se propagent dans les régions de Syrie et d’Irak contrôlées par les terroristes de Daech sont apparus dans le monde entier en avril 2015. Des cas similaires sont apparus dans les pays dont sont originaires les djihadistes (Maroc, Tunisie, péninsule arabique, Europe, Asie, etc.) ou ayant des contacts étroits avec les djihadistes (USA, Europe). Apparemment, « Allah et son Prophète » ne reconnaissent pas ces Assassins [1] comme leurs combattants, sinon ils les auraient protégés du Sida et de cette autre horrible maladie.

La leishmaniose, qui n’avait jamais été détectée auparavant en Syrie et en Irak, est arrivée dans les pays en même temps que Daech. La maladie, qui se transmet par les phlébotomes, s’est répandue rapidement grâce à la pollution et aux mauvaises conditions d’hygiène. Il y a eu plus de 100.000 cas signalés, ont rapporté les médias britanniques.
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Les combattants djihadistes refusent de recevoir des traitements médicaux ce qui a permis à la maladie de se répandre encore plus, y compris chez la population qui était prisonnière des djihadistes. De plus, les centres médicaux qui sont fermés du fait que le personnel médical s’est enfui à cause de la violence, font que la maladie se propage très vite, selon les rapports.
La maladie horrible se propage normalement par l’intermédiaire des phlébotomes, qui ne sont pas endémiques à cette région. Maintenant que la plupart des territoires capturés par les terroristes sont libérés, les scientifiques ont finalement eu l’occasion d’étudier les personnes infectées afin de détecter l’origine de l’agent pathogène, nécessaire pour créer un vaccin.
Les médecins ont identifié deux versions principales de la propagation de l’infection. L’une de ses racines principales est un streptocoque du groupe A qui provoque une fasciite nécrosante, tandis que l’autre racine est le parasite Leishmania transmis par les mouches et les moustiques. Indépendamment de l’agent infectieux, la maladie est mortelle.
Les médecins cherchent des opportunités pour protéger la population du Moyen-Orient. Selon le magazine PLoS One, le nombre de porteurs de la leishmaniose et de la fasciite dans les zones de conflit est estimé aujourd’hui à plusieurs milliers.
La leishmaniose cutanée est la forme la plus commune de la leishmaniose, tandis que la leishmaniose viscérale est une forme sévère dans laquelle les parasites migrent vers les organes vitaux. L’infection apparaît comme des plaies rouges sur la peau quelques semaines ou quelques mois après avoir été piquée par des phlébotomes. L’infection peut également endommager le foie et la rate et provoquer une anémie. Les plaies peuvent provoquer des cicatrices permanentes en l’absence de traitements.
Les premiers prototypes de vaccins (pour le Moyen-Orient) ont vu le jour en février 2017, mais les scientifiques ont maintenant la possibilité de l’affiner pour mieux correspondre à la souche qui sévit en Syrie et en Irak.
La maladie atteint les États-Unis
Liés à Daech pour le pire, la maladie a atteint les États-Unis. La leishmaniose apparaît chez un plus grand nombre de patients américains, y compris des médecins soignants ces malades, a rapporté la revue Clinical Infectious Diseases. La leishmaniose est une infection parasitaire qui serait venue aux États-Unis par les soldats américains de retour d’Irak et d’Afghanistan et ferait littéralement pourrir les corps humains et les ferait tomber en morceaux.
« Mis à part le personnel militaire en Irak et en Afghanistan, la leishmaniose est une infection de plus en plus fréquente aussi chez les écotouristes voyageant en Amérique centrale et en Amérique du Sud. Les voyageurs visitant la jungle dans le bassin de l’Amazone ont une forte probabilité d’être exposés « , a déclaré l’un des principaux auteurs de la recherche, Naomi Aronson, MD, du National Military Medical Center à Bethesda.
L’analyse a montré que la leishmaniose dans le sang des patients américains est similaire à celle du Moyen-Orient (Leischmania tropica) et de l’Amérique latine (Leischmania braziliensis et Leischmania guyanensis).
«Si vous ne la traitez pas, la leishmaniose viscérale tue dans la majorité des cas sa victime », alerte Alexandre Marques, professeur dans une université brésilienne.[AFP]
Par conséquent, les racines des infections diffèrent. Comme l’ont conclu les scientifiques, les parasites du Moyen-Orient infectent principalement les militaires américains qui ont été en contact avec des djihadistes ou des cadavres, alors que les personnes infectées par les parasites latino-américains sont le plus souvent des écotouristes.
Hannibal GENSERIC

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