Une étape historique pour la défense européenne

Les États membres de l’UE ont adopté leur feuille de route pour une coopération plus étroite dans le domaine de la défense, avec 25 États membres participants. Un article d’Euroefe.

L’accord sur la Coopération structurée permanente (CSP, ou PESCO en anglais) est « historique », a déclaré la Haute Représentante de l’Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, Federica Mogherini. « Il s’agit d’une journée historique en quelque sorte car, pour la première fois, les ministres délibéreront sous la forme de la CSP », a déclaré Federica Mogherini à son arrivée à la rencontre de Bruxelles.

La CSP a été lancée officiellement en décembre 2017 et est composée de 25 des 28 États membres – à l’exception de la Macédoine, Malte et de la Grande-Bretagne- qui promettent de renforcer la coopération dans le domaine de la sécurité et de la défense. L’Espagne, l’Allemagne, la France et l’Italie sont les moteurs du projet.

Une avancée «historique» sur la défense européenne

La mise en place d’une coopération permanente en matière de défense représente un pas en avant inédit. Emmanuel Macron, qui assistait à son premier sommet européen, a souligné le rôle de Jean-Claude Juncker en tant qu’architecte du projet.

La cheffe de la diplomatie européenne a déclaré que les ministres prendront des « décisions formelles » sur des projets qui feront partie de cette coopération structurée, après que les pays aient donné leur accord sur les 17 premiers projets collaboratifs au titre de la CSP.

Grâce à la CSP, les ministres recevront des informations actualisées sur les missions européennes de sécurité et de défense, en particulier sur les missions de formation menées en République centrafricaine, au Mali et en Somalie.

De plus, l’un des objectifs de la CSP est de renforcer la collaboration entre l’UE et l’OTAN, en vue du sommet qui réunira les deux organisations l’été prochain.

La CSP a été envisagée dans les traités européens et peut être mise en œuvre par le Conseil européen à la majorité qualifiée. Elle permet aux pays qui le souhaitent de coopérer plus étroitement dans le domaine de la sécurité et de la défense et de disposer de capacités de défense en « vue d’opérations militaires de l’UE, ce qui permettra de renforcer les capacités de l’UE […], de contribuer à la protection des citoyens européens et d’optimiser l’efficacité des dépenses en matière de défense », a déclaré le Conseil dans son communiqué.

À la différence d’autres formes de coopération, « les engagements pris par les États membres » sont de nature contraignante pour ceux-ci. Cependant, le Conseil précise que la « participation continue de se faire sur une base volontaire, la prise de décision reste entre les mains des États membres participants et la spécificité de la politique de sécurité et de défense de tous les États membres est prise en considération.

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