30 ans après : le GIEC en 5 chiffres

Le 13 mars 2018 a lieu la 47e réunion du GIEC, le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat. Véritable référence pour les décideurs politiques, il évalue l’état des connaissances scientifiques sur le changement climatique ainsi que les possibilités envisagées pour atténuer le phénomène ou s’y adapter. A l’occasion des 30 ans de l’organisme intergouvernemental, voici quelques chiffres-clés pour mieux comprendre son rôle et son fonctionnement.

2500 scientifiques

En tout, près de 2500 scientifiques ont pris part ou travaillent encore à l’élaboration d’un rapport, depuis l’écriture jusqu’à la relecture par les pairs. Le 5e rapport du GIEC (en 2014) a ainsi été rédigé par plus de 830 auteurs. Aucun n’est d’ailleurs rémunéré par le groupe pour son travail, le scientifique dépend toujours de son laboratoire d’origine. A ce chiffre s’ajoutent également les  » auteurs contributeurs « . Leur mission : apporter des informations techniques sur un sujet précis couvert par le chapitre.

Le rôle des scientifiques ne s’arrête pas là. La première phase de relecture est assurée par des experts qui se chargent de commenter le caractère exact et exhaustif des écrits. Ils composent un comité de relecture suite à l’invitation par le GIEC ou à leur propre demande. Pendant l’écriture du dernier rapport d’évaluation, ce sont près de 2000 experts qui ont fourni 140.000 commentaires de relecture.

6 millions d’euros

Le budget annuel du GIEC s’élève à environ 6 millions d’euros et les 195 états-membres y contribuent de manière volontaire. Les Etats-Unis, dont le financement s’élevait à environ 1,6 millions d’euros, ont décidé de cesser leur apport en 2016. Pour palier à cette baisse drastique, la France a réévalué en 2018 sa contribution à un million d’euros jusqu’en 2022 – Ce financement est effectué via les ministères de la Transition écologique, des Affaires étrangères et de la Recherche.

5 rapports

Le GIEC a publié 5 rapports d’évaluation depuis sa création : en 1990, en 1995, 2001, 2007 et 2014. Un rapport est généralement composé de trois volumes qui correspondent aux analyses des trois groupes de travail du GIEC. Chacun s’attelle à un domaine :

·         les bases physiques du système climatique et du changement climatique.

·         les retombées sur le secteur socio-économique et les systèmes naturels, ainsi que les options pour s’y adapter.

·         les options pour atténuer le phénomène avec la baisse des émissions de gaz à effet de serre (GES).

Il existe également une  » équipe spéciale  » qui développe un suivi méthodologique des GES dans le monde.

Les membres du GIEC n’effectuent pas de recherche scientifique mais évaluent et synthétisent les travaux menés dans les laboratoires du monde entier. Le 5e rapport synthétise par exemple 9200 études.

2000 à 3000 pages

Initialement composés de plusieurs centaines de pages, les rapports du GIEC sont désormais plus étoffés et atteignent deux ou trois milliers de pages. Pour plus de lisibilité, ils fournissent aux décideurs politiques un document résumant leur analyse. Tous les rapports sont accessibles gratuitement en ligne… pour peu qu’on sache lire en anglais.  

2022 : le prochain rapport

Le 6ème rapport du GIEC sera publié en 2022. Trois rapports spéciaux seront rédigés en parallèle, dont l’un sur « l’impact d’un réchauffement global de 1,5 °C au-dessus des niveaux pré-industriels et sur les trajectoires d’émission de gaz à effet de serre correspondantes », selon un communiqué de presse du ministère de la Transition écologique.Il sera publié en octobre 2018.

Sources : Mieux comprendre le GIEC, site Internet de l’IPCC, Ministère des Affaires étrangères

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