Voies sur berges à Paris: Hulot invite Hidalgo et Pécresse à discuter

Nicolas Hulot invite Anne Hidalgo et Valérie Pécresse à son ministère pour « regarder ensemble » comment faire pour que la piétonnisation des berges de Seine rive droite à Paris « soit moins brutale pour les automobilistes ».

« Je souhaiterais que (la maire PS de Paris) Anne Hidalgo, (la présidente LR de l’Ile-de-France) Valérie Pécresse et les présidents des départements qui sont autour de Paris intra-muros, peut-être, viennent à mon ministère et que l’on regarde ensemble comment on peut faire en sorte que cette décision soit moins brutale pour les automobilistes », a déclaré le ministre de la Transition écologique sur France Inter.

« Il faut donner des alternatives aux automobilistes », a-t-il ajouté, proposant « qu’il y ait, par exemple, des parkings qui permettent aux automobilistes de laisser, à des tarifs raisonnables, leur voiture aux portes de Paris ».

Cette piétonnisation, au coeur d’une polémique entre Paris et banlieue, élus de droite et de gauche, a été annulée le mois dernier par le tribunal administratif.

La maire PS de Paris Anne Hidalgo a repris depuis un arrêté de fermeture à la circulation sur 3,3 km de la voie Georges-Pompidou, du quai bas de l’entrée du tunnel des Tuileries (Ier arrondissement) à la sortie du tunnel Henri-IV (IVe).

« Je voudrais simplement que ces deux femmes, auxquelles j’accorde une véritable sincérité sur leur volonté de traiter le sujet santé/environnement à un moment ou un autre, se mettent autour de la même table et mon ministère y est favorable », a-t-il ajouté.

« Oui: rétablir le dialogue est indispensable », a répondu dans un tweet Valérie Pécresse, qui en avait appelé la semaine passé à l’État « pour mettre en cohérence l’ensemble des plans » de circulation de la capitale et des communes alentours.

La présidente du Conseil régional d'Ile-de-France Valérie Pécresse, lors d'une conférence à Paris, le 30 janvier 2018 (AFP/Archives - ERIC PIERMONT)La présidente du Conseil régional d’Ile-de-France Valérie Pécresse, lors d’une conférence à Paris, le 30 janvier 2018 (AFP/Archives – ERIC PIERMONT)

La présidente de Région a envoyé lundi à Nicolas Hulot un courrier dans lequel elle revient sur les « mesures compensatoires », pour partie déjà dévoilées, qu’elle réclame à l’État et à la Ville de Paris afin d' »éviter l’accroissement non maîtrisé des embouteillages dans et aux portes de Paris, sur les voies d’accès à la capitale, le périphérique et l’A86″.

Parmi ces mesures, elle évoque « un engagement de l’État à augmenter les financements du Contrat de Plan État Région destinés à l’accroissement de transports Paris/banlieue et banlieue/banlieue ».

Elle confirme son idée de « rouvrir à la circulation une voie uniquement en semaine », qui pourrait être « limitée aux véhicules non polluants et silencieux pour une période transitoire », et celle de voir la Ville de Paris diviser « par deux (les) tarifs de 1.500 places à ce stade inoccupées dans 14 parkings relais » proches de métros et RER.

Elle évoque aussi notamment une dizaine de carrefours intelligents pour gérer les flux de circulation et « une réflexion sur de nouvelles lignes de bus arrivant par l’Est ».

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