La vie après la mort: des chercheurs la confirment, ou presque

Un cimtière

© AP Photo/ Naashon Zalk

Des chercheurs ont pu observer pour la première fois les processus qui se déroulent dans le cerveau humain juste avant la mort. Si l’approvisionnement en sang s’est arrêté, les neurones cessent aussi leur travail. Or, survient alors une puissante décharge électrique, qui pourrait être responsable de certaines expériences de mort imminente.

Une équipe de chercheurs allemands et américains, sous la houlette du neurologue berlinois Jens Dreier, ont réussi à observer à l’aide d’électrodes les processus qui se déroulent dans le cerveau de patients mourants, relate le magazine Focus, se référant aux résultats de la recherche en question, publiée dans la revue Annals of Neurology.

Les scientifiques se sont initialement posés la question de savoir si on pouvait retarder la mort du cerveau en vue d’appliquer par la suite des dispositifs avancés de réanimation. 

«Si la circulation sanguine s’arrête, le cerveau interrompt en l’espace de quelques secondes la communication entre les neurones», rappelle M. Dreier dans une interview accordée récemment au journal Bild. «Sans approvisionnement en sang, les neurones se voient privés d’oxygène et déclenchent par conséquent une sorte de mode d’économie d’énergie», poursuit-il. Or, après quelques minutes, se déclenche un processus entraînant la mort irréversible du cerveau.

Si les ressources énergétiques de l’organisme sont épuisées, le reste de l’énergie conservée dans les neurones se libère en un éclair, expliquent les scientifiques. «Une énorme onde électrique se propage alors à travers le cerveau. Nous l’appelons aussi « Tsunami cérébral »», explique M. Dreier. Or, le chercheur envisage la possibilité que cette onde entraîne des expériences lumineuses, analogues à celles que décrivent les patients ayant vécu une expérience de mort imminente.

Au demeurant, une autre question préoccupe les scientifiques: la décharge électrique constitue ainsi le point de départ de la mort irréversible du cerveau. Mais si les médecins pouvaient retarder ce processus, auraient-ils plus de temps pour recourir aux dispositifs de réanimation et sauver dans la mesure du possible le cerveau du patient? 

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