Pourrons-nous bientôt prédire la sortie d’un coma ?

Des chercheurs testent actuellement une technique pleine de promesses visant à déterminer avec certitude si un patient dans le coma peut se réveiller. Le but ? Éviter les conflits en ce qui concerne l’arrêt des soins imposés contre l’avis des familles.

Lorsqu’une personne se trouve dans le coma, une question cruciale se pose. En effet, doit-on prendre la décision de continuer les soins où les arrêter et laisser mourir le patient ? Le fait est que pour l’instant, il est impossible de savoir si un patient va se réveiller ! Cela implique des cas de conscience terribles où parfois, des actions en justice sont menées pour forcer l’arrêt des soins malgré l’avis des familles.

Une étude parue dans la revue Lancet Neurology le 27 février 2018 a été menée sur 200 patients adultes plongés dans un coma depuis plus d’une semaine, et ce dans 14 centres hospitaliers en Belgique, en France ainsi qu’en Italie. Les patients cités dans l’étude sont dans le coma pour la même raison, à savoir un arrêt cardiaque.

Les chercheurs ont utilisé une technique particulière d’imagerie par résonance magnétique (IRM) afin d’évaluer le mouvement de l’eau présent dans la substance blanche du cerveau, dont le rôle est de connecter les neurones entre eux. Il s’avère qu’en ayant mesuré la désorganisation de ce mouvement, les scientifiques ont été à même d’établir des seuils permettant de connaître les chances de réveil d’un patient après six mois de coma.

« Au-dessus d’un certain seuil, on est certain que ça ira ; au-dessous, on est certain que ça n’ira pas. Dans la zone grise, il faut attendre », indique le principal auteur de l’étude, à savoir Louis Puybasset de l’Hôpital Pitié-Salpêtrière à Paris.

Selon l’intéressé, il s’agit d’une mesure anatomique non soumise aux fluctuations, et le but de ces recherches est à terme d’obtenir des preuves certaines d’un réveil. Ceci est donc de bon augure pour qu’un jour, la décision d’arrêter les soins ou de les poursuivre ne soit plus un problème douloureux.

Sources : Ouest FranceLe Progrès

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