En Thaïlande, avis de recherche contre un électrocuteur d’éléphants

La police thaïlandaise a annoncé mardi être à la recherche d’un cultivateur d’ananas soupçonné d’avoir électrocuté deux éléphants, dont le dernier est décédé dimanche, pour protéger sa plantation.

« Il avait une brûlure sur sa trompe et son flanc », a expliqué à l’AFP Phadet Laithong, responsable du parc national d’Aung Ruenai, dans la province de Chonburi, non loin de Bangkok.

La plantation d’ananas se trouvait à proximité du parc national où vivent des éléphants sauvages, comme c’est souvent le cas à travers ce pays très agricole.

L’homme soupçonné d’avoir mis en place le système de clôture électrique avec un voltage suffisamment puissant pour tuer un pachyderme est un récidiviste, en fuite.

Le 25 mars, une éléphante était déjà morte électrocutée sur la plantation où il était employé comme ouvrier agricole, mais il avait été libéré sous caution.

« J’espère qu’il se rendra bientôt », a précisé le capitaine de police Chutiwat Thonthan.

L’éléphant tué cette fois-ci était un mâle d’une trentaine d’années pesant quatre tonnes.

Soraida Salwala, fondatrice de l’ONG « Friends of the Asian Elephant » s’est dite « anéantie » par ce drame, qui faisait les gros titres de journaux télévisés mardi en Thaïlande.

« J’ai appelé à la création d’un fond d’urgence pour indemniser les fermiers dont la récolte est mangée par des éléphants », a-t-elle dit à l’AFP.

« Aucun animal ne devrait être électrocuté », a-t-elle insisté, alors que ce genre de dispositif radical est rare en Thaïlande, où les plantations sont généralement protégées par des clôtures classiques.

En Indonésie, des agriculteurs soucieux de protéger, notamment des plantations d’huile de palme, vont jusqu’à empoisonner les zones où les éléphants sauvages vont habituellement s’alimenter.

La Thaïlande compte de nombreux camps où des milliers d’éléphants domestiques sont entravés par des chaînes pendant leur repos et passent la journée à transporter sur leur dos des vacanciers.

Mais quelque 4.000 autres sont sauvages et vivent en liberté dans des parcs naturels, où les touristes ne peuvent les regarder que de loin, accompagnés de rangers.

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