Mort de Naomi : Accusée à tort sur Twitter d’être l’opératrice qui a pris l’appel de la victime, une femme est harcelée

Des photos de la jeune femme et ses enfants ont été postées sur les réseaux sociaux, tout comme son identité. Une plainte a été déposée. Deux autres femmes ont également été visées par ce même internaute.
Info Actu17. Elle n’a rien à voir avec l’affaire Naomi mais a été prise pour cible par un utilisateur de Twitter qui a diffusé son identité mais également des photos d’elle et ses enfants. Depuis, cette femme âgée de 29 ans reçoit insultes et menaces.
L’affaire Naomi Musenga a secoué la France ces derniers jours. Cette femme de 22 ans avait fait appel au SAMU à Strasbourg ce 29 décembre, alors qu’elle se sentait très mal, se plaignant de très fortes douleurs. L’opératrice du SAMU qu’elle avait au téléphone s’était moquée d’elle, ne prenant pas son appel au sérieux et l’invitant même à faire appel à SOS médecin.
La patiente décédera quelques heures après à l’hôpital. La famille de la victime a rendu public l’enregistrement de la conversation entre Naomi et l’opératrice du SAMU, âgée d’une cinquantaine d’années.
Un tweet et des photos partagés des milliers de fois
Mais depuis trois jours, une femme fait l’objet de harcèlement, de menaces et insultes en tous genres, par internet et même par téléphone, après qu’un internaute a annoncé sur Twitter, qu’elle était l’opératrice qui a reçu l’appel de Naomi. L’homme a ajouté des photos de cette femme à son tweet, d’elle, ses enfants et sa famille.
Un tweet qui a déjà été retweeté (partagé) plus de 6000 fois. Ces informations ont également été diffusées sur Facebook et les autres réseaux sociaux.
Aucun lien avec l’affaire Naomi
Selon nos informations, cette femme, Céline F., n’a rien à voir avec l’affaire Naomi. Employée par le SAMU 67, en tant qu’Assistante de Régulation Médicale, elle ne travaillait pas ce 29 décembre.
« Nous sommes effrayés que de tels propos puissent être diffusés, tout comme des photos de notre famille » nous explique son compagnon, ajoutant qu’il « s’agit d’un déversement de haine abjecte ».
La famille a déposé plainte suite à ces faits.
Deux autres femmes visées par le même internaute, à tort
Le même utilisateur de Twitter a également diffusé l’identité d’une autre femme, elle aussi Assistante de Régulation Médicale au SAMU 67. Elle non plus ne travaillait pas le jour du drame, ce 29 décembre.
Mais depuis la parution de ce tweet partagé plus de 3000 fois, avec son identité, Sylvie L. reçoit des menaces. « Je crains pour mes proches, je me sens en danger » nous a-t-elle dit ce samedi.
A noter que les photos sur ce tweet ne sont pas celles de Sylvie L, mais celle d’une autre femme. Ces deux femmes visées par ce tweet ont elles aussi déposé plainte.

Des appels de menaces au 15
Depuis la révélation de cette affaire, le SAMU de Strasbourg reçoit également de nombreux appels de menaces et insultes au numéro d’urgence (15), tout comme d’autres employés, pour certains « traqués » sur les réseaux sociaux, comme nous l’évoquons ici.
L’opératrice en cause dans cette affaire a quant à elle été suspendue de ses fonctions. Une enquête judiciaire est en cours, tout comme une enquête interne de l’Igas.

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