5 familles d’antibiotiques favorisent l’apparition de calculs rénaux

Cinq types d’antibiotiques pourraient favoriser la formation de calculs rénaux (voir encadré ci-dessous), surtout chez les enfants et adolescents : c’est la conclusion d’une étude réalisée par des chercheurs du Children’s Hospital of Philadelphia (Etats-Unis) dans le Journal of the American Society of NephrologyIl s’agit des antibiotiques de type sulfamide, céphalosporine, fluoroquinolones, nitrofurantoïne et des pénicillines à large spectre. Les sulfamides comptent parmi ceux les plus susceptibles de favoriser le risque. Ils multiplieraient même le risque par deux ! Les pénicillines à large spectre arrivent en deuxième position, avec une hausse du risque de 27%.

Une hausse des calculs rénaux chez les enfants et adolescents

Pour parvenir à ces résultats, les chercheurs ont épluché les dossiers médicaux de 13 millions d’adultes et enfants britanniques. Chacun d’entre eux a été traité avec 12 familles d’antibiotiques différentes. L’équipe de recherche a comparé les antécédents de traitement de 26.000 personnes souffrant de calculs rénaux aux dossiers de santé de près de 260.000 personnes qui n’avaient pas développé de calculs rénaux. Les scientifiques savaient déjà que les antibiotiques modifient la composition du microbiote humain, or des perturbations du microbiote intestinal et urinaire ont été associées à l’apparition de calculs rénaux. Mais aucune étude jusqu’à présent n’avait mis en évidence un lien entre l’utilisation d’antibiotiques et les coliques néphrétiques.

« La prévalence globale des calculs rénaux a augmenté de 70% au cours des 30 dernières années, avec des hausses particulièrement élevées chez les adolescents », explique dans un communiqué Gregory E. Tasian, co-auteur de l’étude, qui précise que les calculs rénaux étaient auparavant rares chez les enfants. « Les raisons de cette augmentation demeurent inconnues, mais nos résultats suggèrent que les antibiotiques oraux jouent un rôle, d’autant plus que les enfants en reçoivent à des doses plus élevées que les adultes », ajoute Michelle Denburg, qui a également participé à ces travaux. En France, 5 à 10 % de la population souffre ou souffrira un jour de calculs rénaux.

CALCULS RÉNAUX. Les calculs rénaux, aussi appelés coliques néphrétiques, sont liés à la présence de particules solides formées dans les canaux qui relient chaque rein à la vessie. Alors qu’ils devraient être éliminés spontanément via les urines, les calculs peuvent se retrouver coincés s’ils sont de trop grande taille. Les calculs d’un diamètre supérieur à 5 millimètres sont plus susceptibles d’obturer les uretères (les canaux reliant reins et vessie). C’est ce phénomène qui provoque de fortes douleurs et peut nécessiter une intervention chirurgicale.

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