Des OGM dans des bonbons pour enfants : un internaute lance l’alerte

Un internaute a décidé d’alerter l’opinion publique à propos de bonbons importés contenant des OGM mais dont l’étiquette n’en fait pas mention. Ces bonbons sont pourtant vendus dans les grandes surfaces françaises sans que le consommateur en soit informé. Bien que les aliments issus d’OGM ne soient pas interdits au sein de l’Union européenne, ils sont soumis à des règles strictes en matière d’étiquetage dans l’objectif d’informer les consommateurs et donc leur offrir la possibilité du libre choix.

Si l’opinion publique en Europe reste en général défavorable aux OGM et que la culture de variétés OGM est interdite en France, certains de nos aliments peuvent aujourd’hui légalement en contenir et les animaux d’élevage peuvent être nourri de cultures OGM (ce qui est désormais le cas pour près de 80% des élevages français). Afin d’aider les consommateurs à s’informer, l’ONG Greenpeace met d’ailleurs à jour de manière annuelle la liste des produits vendus contenant des OGM : on y retrouve non seulement les denrées pour lesquelles l’étiquetage est obligatoire (dès lors qu’un de leurs ingrédients contient plus de 0,9 % d’OGM), mais également celles pour lesquelles ce n’est pas le cas (viandes et autre produits de l’élevage issus d’animaux qui ont été nourri avec des plantes issues de cultures OGM). Encore faut-il pouvoir trouver l’information…


Des défauts d’étiquetage sur des bonbons contenant des OGM

En raison des réticences d’une part non négligeable consommateurs et des obligations en matière d’affichage, la liste des produits contenant des OGM reste relativement réduite à ce jour. Nous ne sommes pourtant pas épargné, rappelle Julien, à l’origine d’« Action citoyenne individuelle Stop OGM » et auteur d’une  vidéo « coup de gueule » diffusée sur les réseaux sociaux il y a quelques jours pour alerter de la présence d’OGM dans certains bonbons. « Horrifié de découvrir des bonbons OGM dans plusieurs magasins parisiens, j’ai décidé d’en faire une vidéo en camera cachée », raconte le paysagiste.

Mais ce n’est pas tout : ses visites dans plusieurs magasins, notamment « Auchan », « Super U » et « Franprix » lui ont permis, comme le montre la vidéo, de relever de nombreux défauts en ce qui concerne l’étiquetage de produits importés depuis les États-Unis, soit que les étiquettes n’ont pas été traduites vers le français, soit que la seule mention « contient des OGM » n’a pas été traduite (volontairement?), ce qui contrevient dans un cas comme dans l’autre aux obligations en vigueur en la matière« J’ai pu constater que les importateurs ne respectent pas la loi française sur l’étiquetage des produits contenant des OGM », dénonce Julien, l’auteur de l’initiative, d’autant plus furieux car « en général, ce sont les plus jeunes qui mangent des bonbons ».

L’alerte avait déjà été donnée en 2016

En effet, si la présence d’OGM dans des aliments, qui plus est enfants, pourrait en rebuter plus d’un (les OGM sont abondement pulvérisés d’insecticides et/ou d’herbicides, et cette technique pose des questions éthiques, mais aussi de modèle agricole), que dit la loi ? La réglementation européenne exige que les consommateurs soient informés de la présence d’OGM dans les aliments qu’ils consomment dès lors qu’ils contiennent plus de 0,9 % d’ingrédients OGM. Pour ces aliments, les emballages doivent porter des mentions du type « ce produit est fabriqué à partir d’OGM », « ce produit contient des ingrédients produits à partir d’OGM » ou encore « issu d’OGM », ou, s’ils ne sont pas emballés, l’information doit être affichées au comptoir. La mention doit être alors explicite. Pour les produits importés, il ne suffit pas que l’étiquette soit visible dans la langue d’origine : les règles en matière d’étiquetage veulent que les mentions concernant la liste des ingrédients doivent être traduites en français, y compris en ce qui concerne la mention « OGM ». En bref, la loi est très claire en la matière, mais il semblerait que certains importateurs et vendeurs s’en soucient peu sans être inquiétés.

Des défauts dans l’affichage avaient déjà été relevés en 2016 par l’association Inf’OGM, une association loi 1901 qui propose une « information indépendante et critique sur les OGM, les biotechnologies et les semences ». Ces manquements avaient alors été signalés à la DGCCRF. Pourtant, deux ans plus tard, l’enquête menée par Julien montre que de nombreux manquements persistent dans une indifférence qui glace le sang.

Source:Mr Mondialisation

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