Réconcilier Israël et l’Iran, un défi à relever pour Moscou

Benjamin Netanyahu

© AP Photo / Gali Tibbon/Pool

Benjamin Netanyahu s’est rendu hier à Moscou pour évoquer le processus de paix israélo-palestinien et la Syrie avec Vladimir Poutine.

Le dossier syrien était central pendant la rencontre du Premier ministre israélien et le Président russe à Moscou car sans entente avec Israël, la poursuite de l’opération de l’armée syrienne au sud du pays serait difficile, écrit jeudi le quotidien Kommersant.

La visite de Netanyahu s’expliquait également par l’approche du sommet russo-américain d’Helsinki: en effet, l’exigence des États-Unis que les forces pro-iraniennes quittent la Syrie coïncide avec la position d’Israël.

Moscou a invité Benjamin Netanyahu à la finale de la Coupe du monde le 15 juillet, où il aurait pu se retrouver dans la même tribune que le Président palestinien Mahmoud Abbas.

Depuis plusieurs années, la Russie tente d’organiser une rencontre entre les deux politiciens sur son territoire mais ces propositions n’ont pour l’instant rien donné à cause du refus israélien.

Et ce sera à nouveau le cas cette fois. Les deux hommes politiques ont bien accepté d’assister à des matchs mais séparément. Le Premier ministre israélien a assisté à la demi-finale Croatie-Angleterre après son entretien avec le chef de l’Etat russe, tandis que Mahmoud Abbas arrivera à Moscou seulement vendredi soir. Sa rencontre avec Vladimir Poutine aura probablement lieu samedi, après quoi il assistera à la finale le lendemain.

La réticence d’Israël à activer les contacts avec la Palestine est due à l’absence de clarté concernant le nouveau plan américain pour le processus de paix israélo-palestinien, qui devrait être rendu public prochainement.

En Syrie, le rôle de la Russie ne peut être ignoré. «Premièrement, nous ne tolérerons pas la présence militaire de l’Iran et de ses satellites où que ce soit en Syrie — ni à proximité ni loin de la frontière. Deuxièmement, nous exigerons que la Syrie et les forces syriennes respectent rigoureusement l’accord sur la séparation des forces de 1974», a expliqué Benjamin Netanyahu. Ces exigences israéliennes, qui coïncident entièrement avec la position américaine, sont régulièrement exprimées lors des pourparlers avec la Russie.

Selon des sources diplomatiques, les interlocuteurs ont évoqué la possibilité d’un retrait de 80 km des forces pro-iraniennes de la frontière israélienne. Mais les parties n’ont pas réussi à s’entendre.

Les représentants officiels russes auraient laissé entendre à de multiples reprises que Moscou ne voulait pas faire pression sur Téhéran et n’allait pas se brouiller avec son partenaire dans le processus de paix en Syrie, conclut le journal.

Les opinions exprimées dans ce contenu n’engagent que la responsabilité de l’auteur de l’article repris d’un média russe et traduit dans son intégralité en français.

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