Verdict du procès « Clément Méric » : de très lourdes peines pour deux des trois accusés

Serge Ayoub n’a rien à voir avec l’affaire Méric, mais il a compris une chose qu’il n’a pas encore avouée publiquement : le mouvement skinhead a été et est encore une entourloupe du système. C’est mon opinion. Ayoub, de son côté, peut toujours se prononcer sur la question et nous dire si j’ai tort ou raison à son sujet.

Quoi qu’il en soit, le mouvement skinhead a réellement existé dans les années 70-80-90… mais depuis les années 1990 il est tellement dans le déclin que c’est à se demander s’il existe encore. De toute façon même lorsqu’il n’existera plus du tout, le mouvement skinhead servira encore et toujours à fournir des boucs émissaires comme Morillo et compagnie.

La leçon a tirer de tout ce procès à Morillo-Dufour-Eyraud c’est qu’il ne faut jamais tendre le bâton au système pour qu’il nous châtie encore plus. Quand j’avais 20 ans je partageais mon temps à discuter aussi bien avec les skinheads qu’avec les gauchos, les témoins de Jéhovah ou n’importe qui d’autre. Donc, la discussion… oui, mais la baston… NON. La baston en bas de l’immeuble c’est à éviter à tout pris : elle a toujours servi le système, et elle le servira toujours car elle est produite par le système, pour le système.

À un moment ou un autre dans nos vies, parce que nous avons été jeunes, nous sommes tous tombés dans un panneau ou dans un autre, mais certains panneaux sont tellement gros qu’on a pas le droit de tomber dedans. Dans cette affaire Clément Méric des « antifas » rôdaient certains « skinheads » justement parce que « skinheads ». C’est eux, les antifas, qui ont tout provoqué (les témoignages l’ont prouvé) et le résultat, dans l’éventualité qu’il y eut un résultat (et il y en a eu un), NE POUVAIT PAS se solder en faveur des « skinheads ». C’est ça qu’il est urgent de comprendre en ce XXIe siècle qu’il nous a été donné de vivre : qu’il ne faut plus tomber dans les panneaux que nous tend le système.

Ça ne sert à rien maintenant de dire tous à cœur ici, sur É&R, que les peines sont beaucoup trop lourdes. Elles le sont, bien sûr. Mais dans le processus de cette gigantesque dégringolade de l’application du droit les étapes suivantes sont encore à venir, et elles surprendrons encore plus ceux qui maintenant sont surpris, et elles surprendrons encore moins ceux qui maintenant ne sont pas surpris. « E la nave va ».

Serrons les rangs et restons solidaires, bien sûr. Mais, surtout, arrêtons les frais. Apporter de l’eau au moulin de l’ennemi est la pire chose à faire.

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